Fragments d’une jeunesse inspirée
Peu après le Méga feu, ce fut Noël. Le matin du réveillon ma fille but juste un verre d’eau :
– Mais… tu ne manges rien – j’ai dit ?
– J’ fais une grève de la faim.
– Mais… c’est Noël !
– Autant que ce soit efficace.
– Une grève pour quoi ?
– Taxer la spéculation. On est des milliers à faire ça. Je suis pas toute seule.
– Qui ça « on » ? »
Ma fille haussa les épaules… jusqu’à sa chambre.
J’ignorais à quel point il était trop tard, mais, je savais déjà qu’elle avait gâché Noël.
Sara a 16 ans lorsqu’elle découvre les images des méga feux qui embrasent les forêts et blessent les kangourous. Un an plus tard, elle fugue. Que signifie ce geste ? Tel un puzzle, ses proches – sa mère, ses camarades, ses amours – la convoquent, pistent sa quête, tentant de comprendre les traces que l’adolescente laisse derrière elle et en eux. Scandé par la musique live, chaque fragment qui compose Bienvenue ailleurs pose cette question : comment envisager un monde autrement que tel que nous le connaissons ? Comment se raconter autre chose que ce qui est quand ce qui est détruit tout ? Il s’agit là d’imaginaires à convoquer. Et quand il est question de chercher ensemble, d’entrer dans une nouvelle histoire sensible et collective, on se dit que le théâtre est un espace privilégié pour s’y livrer.
Une pièce portée par 3 comédien.nes, 1 percussionniste et un choeur d’adolescent.es. ama- teurs.rices (constitué sur chaque territoire où sera présenté le spectacle, le temps d’un interlude une quinzaine de jeunes personnes sont conviés sur scène).
TEASER :https://vimeo.com/user18037734
Un projet théâtral immersif et collaboratif de 2021 à 2024 : cette fois, plus que jamais, la compagnie a travaillé à établir une relation privilégiée aux publics à travers un ensemble cohérent d’actions culturelles et artistiques – autour de ces questions «fondatrices» – qui a nourri l’écriture du spectacle. Ce va-et-vient entre immersions, projets en direction d’amateurs, créations partagées et création professionnelle fait du public un véritable partenaire de recherche, vecteur d’enrichissement mutuel et culturel qui ouvre de belles perspectives pédagogiques, artistiques et humaines.
LA PRESSE EN PARLE :
« Aurélie Namur nous parle de la jeunesse et de ses interrogations sur ce monde en dérive. Un spectacle éloquent, grave mais aussi plein de vie, d’énergie et de musique. Sa mise en scène magnifiquement orchestrée nous réjouit. » Claudine Arrazat – critiquetheatreclau
« Bienvenue ailleurs se fait l’interprète, au plateau, des discours que l’on n’entend pas,… Aurélie Namur renoue de la sorte avec une approche politique qui s’inquiète de l’humain avant tout, une démarche qui se retrouve également dans sa pratique artistique… Une chose est sûre, Bienvenue ailleurs aura prouvé que même face aux spectateurs les moins acquis, le théâtre finit toujours par opérer à condition de ne pas y renoncer. » Peter Avondo – Snobinart
« Le théâtre d’Aurélie Namur est aventurier, il débute par l’exploration, l’immersion dans le réel, puis il ose, prend des risques, et bien sûr s’engage politiquement, un engagement porté par un désir d’authenticité, de cohérence avec soi. …Le théâtre, n’est-ce pas de l’ailleurs servi sur un plateau ? » Jean-Pierre Haddad – SNES/FSU
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« la metteuse en scène propose une trouée performative : le plateau se peuple de jeunes personnes qui sont autant de corps d’une Sarah démultipliée : sa génération surgit, nous regarde et nous met au défi de son énergie, de sa vitalité par une danse puissante – Aurélie Namur ouvre sa pièce à une ZAD théâtrale, Zone d’Audace Dramatique ! Le théâtre d’Aurélie Namur est aventurier, il débute par l’exploration, l’immersion dans le réel, puis il ose, prend des risques, et bien sûr s’engage politiquement, un engagement porté par un désir d’authenticité, de cohérence avec soi. …Le théâtre, n’est-ce pas de l’ailleurs servi sur un plateau ? » Jean-Pierre Haddad – SNES/FSU
« Elle a l’art – pas si facile- de mettre le doigt là où ça fait mal, sans en rajouter et en dirigeant bien ses acteurs. En trois volets, cette quête d’un ailleurs collectif vise juste : les lycéens regardaient dans un silence impressionnant… » Philippe Duvignal – theatredublog
« Aurélie Namur confronte de manière audacieuse (…) des modes de pensée insufflés par la nouvelle génération qui proposent de nouveaux symboles, un nouveau récit, de nouveaux rapports au vivant… et portent des interrogations urgentes et essentielles… et le théâtre peut en être la vitrine… c’est ce que nous offre ici Aurélie Namur ». Gil Chauveau – La revue du spectacle
« Un spectacle riche qui renverse les clichés. » Lara Montigny – Midi Libre
« Pari réussi : immersif, collaboratif, sur le thème fondateur de l’engagement de la jeunesse, magifiquement interprété.» Jacques Pumaréda – Le travailleur catalan
CREATION 2024 / A PARTIR DE 14 ANS
Texte et mise en scène :
Aurélie Namur
Dramaturgie :
Marion Stoufflet
Collaboration artistique et assistanat mise en scène :
Nicolas Pichot
Avec :
Pierre Bienaimé*, Noémie Guille* et Aurélie
Namur et avec la participation d’un groupe de jeunes adolescent.es amateur.es
Aux percussions, vibraphone et lithophone :
Sergio Perera
Scénographie, costumes :
Daniel Fayet
Lumière :
Claire Eloy
Voix off :
Mélanie Helfer
Décor sonore : Tony Bruneau, Sergio Perera et Pierre Bienaimé
Regard chorégraphique :
Florence Bernad
Remerciements : Camille Grillères*, Renan Carteau, Emmanuel Valeur, Evelyne Torroglosa, Eliot Benoist, Julie Méjan, Adélaïde Héliot, Charlotte Daquet.
*comédien.ne issu.e de l’ENSAD Montpellier.
COPRODUCTEURS ET SOUTIENS :
La Cigalière-SC de Sérignan,
le théâtre Jean Vilar à Montpellier,
le Parvis-SN Tarbes,
la Ville d’Alénya,
le Théâtre de Villeneuve-les-Maguelone,
Montpellier Méditerrannée Métropole (aide à la création et résidence au Th La Vista),
la Région Occitanie (aide à la création)
et la DRAC Occitanie (avec les projets lycées Occit’Avenir),
avec le soutien du Printemps des Comédiens dans le cadre du Warm Up, l’ENSAD Montpellier (Fipam) & la Chartreuse, CNES Villeneuve-lès-Avignon.









